Lille en Mai : quelques critiques

Lille en Mai a suscité une critique signée par J.-P.V. dans la revue Échanges, été 2015, n°152.

Dans son blog, Dominique Gérardin Entre les lignes entre les mots, sous le titre « C’est pas moi, c’est ma soeur qu’a volé le buste de Pasteur !»

Le journal  lillois, La Brique, a publié à l’été 2015 un article de l’universitaire Front de Gauche Karel Yon intitulé « Lille en Mai 68 : l’impossible jonction entre étudiants et ouvriers .  En note de cet article, on annonçait la parution de Lille en Mai. J’ai pu exprimer mon point de vue critique dans le blog de ce journal sous le titre « Mai 68 à Lille : La vieille taupe, sans sous-titrages et sans bande-son ».

Dans CQFD,(http://cqfd-journal.org/il-faut-mettre-le-terme-aux) Noël Godin qui fait la critique d’  » une tripotée de livres séditieux régalants »  écrit :

Lille en mai de Guy Ciancia (Passez Muscade) [qui] reconstitue merveilleusement le mai 68 des flibustiers lillois où régnaient la solidarité cocasse, l’inventivité dans les escarmouches, le goût des expérimentations hardies sous le parrainage de Jarry, Péret, Manchette

Lille en Mai : errata

 

Contrairement à ce que j’ai écrit dans la note 42 de la page 37, ce n’est pas Serge Gainsbourg mais Arthur Penn qui a réalisé le film Bonnie and Clyde. Gainsbourg signe les paroles de la chanson éponyme.

J’ai écrit (p.95, note 27) que le 24 mai 1968, la population parisienne mettait le feu à la Bourse, par abus de langage. De fait, il y eut tentative d’incendie du bâtiment suite à des jets de cageots enflammés.

Puig Antich, militant du MIL exécuté par Franco le 2 mars 1974, avait été arrêté le 22 septembre 1973 et non le 13 septembre 1971. Le casse de Condé-sur-Escaut n’a jamais été attribué -sauf par la rumeur- à Action directe (page 159).

 

Mai 68 à Lille, ailleurs et après

Réponse à un camarade de Toulouse

Voici les questions que m’a fait parvenir ce proche du CRAS en mai 2016. Et mes réponses quelques mois plus tard :

[…] Sur la partie lilloise, je n’ai rien à dire [de ton livre], par contre j’ai quelques remarques à te faire dans la mesure où tu nous cites et que cela laisse entendre que nous partageons ton propos sur quelques affirmations.

J’ai noté dans l’avertissement de « Lille en Mai », la difficulté que j’ai eue à raconter « notre » histoire lilloise. Je m’explique : il s’agissait de rendre compte d’évènements auxquels « nous » avions participé mais il était difficile de porter un jugement critique positif ou négatif sur des actions menées il y a cinquante ans. Avec le recul et le contexte, je trouve, par exemple, un peu désuète notre action « non violente » du 8 mai. Je ne suis pas du tout certain que s’il fallait rejouer la partie Mai 68 aujourd’hui, j’y participerais de cette façon. J’ai l’impression que « nous » avons bien souvent agi comme les « anti-militants » inexpérimentés et isolés que nous étions. Alors, j’ai choisi pour le livre, de justifier chacun des moments de cette histoire à la façon dont « nous » le faisions in situ. Les opinions qui y sont exprimées ont évolué et sont parfois différentes de mon regard actuel. De plus, ce « nous » qui fige le collectif libertaire de Lille n’est pas immuablement le même du début de Mai 68… jusqu’en 2004-2005 et voire 2008 ! Il faut cependant noter que le bouquin a été lu et critiqué avant parution par trois « vieux » du début et deux copains plus récents rencontrés dans les années 1980. Et j’ai tenu compte de leurs remarques.

Page 145 – Note 14 : Ce n’est pas le 13 septembre 1971 que Puig Antich a été arrêté mais le 25 septembre 1973.

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